170 voix

170 voix, voilà qui a suffit à Serge Dassault pour se faire réélire Maire de Corbeil-Essonnes, ce dimanche 16 mars 2008. Une ambiance particulière régnait en ce dimanche d’élection, dans la désormais très connue Corbeil-Essonnes. La liste d’opposition, au final fruit d’une alliance entre communistes, verts, socialistes, y a cru. Les nombreux sympathisants, militants, pensaient enfin pouvoir renverser la citadelle Dassault. Mais c’est finalement une défaite que les urnes ont prononcé. Le verdict est impitoyable. La tristesse, mais surtout le dégoût, se lisent sur tous les visages, parvis de l’hôtel de ville. Alors qu’à l’intérieur de la mairie, les cris de joies fusent, les dizaines de personnes présentes ne peuvent qu’assister impuissants à ce triomphe malsain.

Cette élection a en effet de quoi faire vomir. C’est un vrai dénis de démocratie qui s’est déroulé ce dimanche. Intimidations devant les bureaux de vote, des jeunes payés par Dassault pour coller des affiches, distribuer les tracts, conduire les retraités de la maison de retraite jusqu’à l’isoloir, des délégués de liste se voyant refuser l’entrée de bureaux de vote… Les exemples de manquent pas pour qualifier cet état de fait d’une oeuvre mafieuse. Dassault est un malfrat. Un être sans scrupule prêt à acheter tout le monde, depuis les mamies devant le supermarché, jusqu’aux jeunes des quartiers populaires de Montconseil et des Tarterêts, en passant par certains dignitaires religieux de la mosquée.

Il y avait matière à déception, ce jour, et la gueule de bois était de rigueur lundi matin. En toute impunité, Dassault va donc se rasseoir sur le fauteuil du premier magistrat de la ville, et la vie continuera son cours dans cette belle ville de Corbeil-Essonnes. Parole d’habitant : « Piriou, Dassault c’est pareil pour moi, mais au moins le vieux, il me donne de l’argent ».

Source : Julien Monier